Communiqué de l'UPR à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption et la gabegie

Communiqué

 La Journée internationale de lutte contre la corruption et la gabegie, que le monde célèbre le 9 décembre de chaque année, revêt cette année une dimension importante et particulière. Elle survient, en effet, près d'un an après l’apparition de la pandémie du Corona virus, qui a gravement affecté l'activité économique mondiale, et laissé un impact négatif sur la plupart des économies.

La célébration de cette journée vient à un moment où le monde s'oriente vers l'élaboration de stratégies de lutte contre la corruption à travers un mécanisme international de mise en œuvre et de suivi des obligations des États telles que définies par la Convention des Nations Unies contre la corruption adoptée le 31 octobre 2003 et entrée en vigueur le 9 décembre 2005. Cette convention constitue le cadre d’une approche globale et intégrée contre ce phénomène dangereux et endémique.

Cette journée vient cette année dans un contexte où les défis ont augmenté et se multiplient à la lumière de la propagation de la pandémie du corona et de l’augmentation de son impact négatif sur la croissance économique mondiale et sa perturbation des efforts de développement.

Cette journée a été l'occasion pour ceux qui sont engagés dans la lutte contre ce phénomène complexe qui se manifeste par des effets paralysants, de sensibiliser d’avantage contre la corruption, qui gaspille les énergies humaines et matérielles, et constitue un obstacle de taille aux efforts de développement.

 En effet, Son Excellence le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a fait preuve d’un discernement précoce de la gravité de ce phénomène destructeur dont il sait qu’il contredit les fondements et les valeurs sur lesquels repose même le système moral et religieux de notre société. Et c’est très tôt qu’il a également engagé une lutte ferme contre ses effets, à travers tous ses programmes et plans d’action. Cela témoigne, sans équivoque, de sa détermination à continuer le combat par tous les moyens jusqu’à l’éradication des nombreux obstacles que ce phénomène dresse sur la voie de tous les efforts de développement économique. Ces mêmes obstacles qui favorisent la dilapidation de la richesse du pays, entravent les investissements internes et étrangers, limitent la qualité des services de base du citoyens, perturbent l'application de la loi et menacent la stabilité et la sécurité communautaires.

Ainsi donc, l'insistance de Son Excellence le Président de la République sur la rigueur dans la lutte contre ce phénomène et l'élimination de ses sources et fondements, s'est exprimée par un ensemble de mesures pratiques prises par le Gouvernement. 

Ces mesures de lutte contre la corruption et la gabegie, ainsi que pour le renforcement de la transparence, interviennent dans le cadre de l'application du principe de séparation des pouvoirs et de mise en place d’institutions de contrôle spécialisées dans la lutte contre la corruption. Il s’ajoute à cela l’activation du processus d'enquête et de poursuites pour crimes de corruption et de gabegie, le renforcement de l'indépendance de ces institutions, en plus d'autres mesures de suivi et de contrôle permanents. Et c’est dans ce contexte, que s’inscrit, d’ailleurs, l'enquête de la commission parlementaire et d'examen de certains accords qui ont été conclus contre l'intérêt public, témoignant de clientélisme, de favoritisme aux dépens du peuple, et du manque de rigueur dans l’application de la loi.

A l’UPR, tout en commémorant la journée de lutte contre la corruption et la gabegie, nous appelons, sous la direction clairvoyante de Son Excellence le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et de son honorable Gouvernement, à accompagner les formidables mesures que notre pays a prises pour éradiquer ce phénomène épouvantable qui empêche tout développement.

Nous appelons à œuvrer ensemble pour une vulgarisation des principes et concepts d'intégrité et de transparence, et à appliquer les valeurs de responsabilité et de rigueur pour l’émergence d’une société exempte de corruption, et qui croit en son rôle dans la consolidation de la culture de citoyenneté et des droits et libertés garantis.

 

Nouakchott, le 10 décembre 2020

 

L’Union pour la République